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15 erreurs comportementales les plus courantes que je vois (et comment les éviter)

28 janvier 2026

Les entretiens comportementaux sont souvent mal compris. Découvrez les erreurs courantes, pourquoi elles posent problème et comment les corriger avant votre prochain entretien.

Les entretiens comportementaux sont conçus pour sembler conversationnels, mais ils sont rarement informels. En réalité, croire qu'ils sont décontractés est la plus grande erreur que je constate.

Beaucoup de candidats solides échouent non pas parce qu'ils manquent d'expérience, mais parce qu'ils commettent des erreurs évitables dans la façon dont ils répondent.

Dans cet article, nous allons décomposer les erreurs comportementales les plus courantes, pourquoi les recruteurs y accordent de l'importance, et comment les corriger avant votre prochain entretien.

Pourquoi les entretiens comportementaux sont délicats

Les questions d'entretien comportemental semblent simples en surface :
« Parlez-moi d'une fois où vous avez échoué. »
« Décrivez un conflit au travail. »
« Donnez-moi un exemple de leadership. »

Mais derrière chaque question, les recruteurs évaluent le jugement, la responsabilité, la communication et la maturité émotionnelle. De petits faux pas peuvent envoyer des signaux négatifs même lorsque votre expérience est solide.

1. Penser que ces entretiens sont informels

Encore une fois, on évalue votre expérience. Ne traitez pas cela comme une conversation anodine.

2. Divaguer sans structure

Une des façons les plus rapides de perdre un recruteur est de parler sans direction.

Quand les réponses manquent de structure, les recruteurs peinent à suivre :

  • Quelle était la situation

  • Ce que vous avez réellement fait

  • Pourquoi c'était important

Utilisez un cadre clair (comme le STAR). La structure signale une clarté de pensée.

3. Donner des réponses hypothétiques au lieu d'exemples réels

Les entretiens comportementaux portent sur le comportement passé, sur votre expérience passée, pas sur ce que vous feriez.

Des réponses comme :
« Je gérerais probablement ça en… »
« Si cela arrivait, je… »

sont des signaux d'alerte immédiats. Les recruteurs veulent des situations réelles, des décisions réelles et des conséquences réelles. C'est ainsi qu'ils vous comparent au poste.

4. Trop parler de l'équipe et pas de vous

La collaboration compte, mais les recruteurs doivent comprendre votre contribution individuelle.

Surutiliser le « nous » rend flou :

  • Ce que vous avez possédé

  • Ce que vous avez décidé

  • Quel impact vous avez eu personnellement

Il est acceptable de reconnaître l'équipe, mais soyez clair sur votre rôle. Ne pas le faire empêche le recruteur de comprendre et d'évaluer votre impact. Assurez-vous de préciser vos actions.

5. Éviter la responsabilité quand les choses tournent mal

Beaucoup de candidats essaient de se protéger en parlant d'échec.

Les erreurs courantes incluent :

  • Blâmer les parties prenantes

  • Blâmer le manque de ressources

  • Blâmer la direction

Les candidats solides assument la responsabilité, expliquent ce qu'ils ont appris et montrent leur progression. La responsabilisation crée de la confiance. La réponse à cette question est encore plus forte si vous pouvez raconter une suite où vous avez réellement appliqué ces leçons apprises.

6. Transformer les réponses en descriptions de poste

Les réponses comportementales doivent être des histoires spécifiques, pas des résumés de responsabilités.

Les recruteurs savent déjà quel était votre rôle. Ils s'intéressent à :

  • Un moment concret

  • Une décision que vous avez prise

  • Un problème que vous avez résolu

La spécificité vaut mieux que les titres seniors à chaque fois. Rappelez-vous du cadre STAR dont nous parlions ? Situation et Tâche devraient recevoir 15-25% du temps, tandis qu'Actions et Résultats devraient représenter les 75-85% restants.

7. Ignorer le « pourquoi » derrière les décisions

Ce que vous avez fait compte, mais pourquoi vous l'avez fait compte encore plus.

Les recruteurs veulent comprendre :

  • Votre raisonnement

  • Vos compromis

  • Vos priorités

Sans expliquer votre pensée, vos actions perdent leur sens. C'est votre moment pour briller et montrer comment vous réfléchissez. Plutôt que de parler de situations hypothétiques, reliez-les à un exemple concret vous concernant.

8. Mémoriser des réponses

Les réponses préparées sont bonnes. Les réponses scriptées ne le sont pas.

Quand les réponses sonnent mémorisées :

  • La livraison devient rigide

  • Les questions de suivi déstabilisent les candidats

  • L'authenticité diminue

La préparation doit vous donner de la flexibilité, pas un script. L'objectif est d'avoir des histoires bien préparées et que cette préparation se traduise par de la confiance.

9. Être sur la défensive quand on parle de feedback

Les questions sur les retours ou la critique sont des pièges pour la défensive.

Dire des choses comme :
« Ils avaient tort »
« Ils ne comprenaient pas mon rôle »

signe un faible niveau de capacité de coaching. Les recruteurs recherchent l'ouverture, la réflexion et l'ajustement.

10. Choisir des exemples faibles ou non pertinents

Toutes les histoires ne se valent pas.

Évitez les exemples qui :

  • Ont eu peu d'impact

  • Sont trop anciens ou dépassés

  • Ne correspondent pas au poste pour lequel vous postulez

Vos histoires doivent s'aligner sur les compétences réellement requises par le poste.

11. Oublier de mentionner les résultats

Des actions sans résultats semblent incomplètes.

Chaque fois que possible, expliquez :

  • Ce qui a changé

  • Ce qui s'est amélioré

  • Quel a été l'impact

Même des résultats qualitatifs valent mieux que rien. C'est le meilleur moyen de montrer au recruteur votre expérience et votre niveau. Quelle était l'importance de votre histoire ?

12. Parler négativement d'anciens employeurs

C'est l'un des plus grands signaux d'alerte.

Même si une situation était toxique, les recruteurs prêtent une grande attention à :

  • Le ton

  • Le langage

  • Le contrôle émotionnel

Le professionnalisme compte plus que la plainte.

13. Ne pas adapter les réponses à la question

Certains candidats réutilisent la même histoire pour plusieurs questions sans l'ajuster.

Les recruteurs remarquent quand les réponses semblent forcées ou mal alignées. Connectez toujours votre histoire explicitement à la question posée.

14. Ne pas pratiquer à voix haute

Lire des exemples de réponses n'est pas de la pratique.

Les entretiens comportementaux sont des performances orales. Pratiquer à voix haute révèle :

  • Les divagations

  • Les transitions faibles

  • Les tics de nervosité

C'est pourquoi les entretiens simulés, comme ceux dans The Hiring Room, sont bien plus efficaces que la préparation silencieuse. Si possible, trouvez un ami ou un collègue qui a déjà vécu cela.

15. Oublier que les entretiens sont des conversations humaines

Enfin, la plus grande erreur : oublier qu'il y a une personne en face de vous.

Les recruteurs se souviennent des candidats qui sont :

  • Clairs

  • Calmes

  • Authentiques

La perfection n'est pas requise. La connexion l'est.

Réflexions finales

Réussir un entretien comportemental n'est pas avoir une carrière parfaite. Il s'agit de communiquer votre expérience clairement et avec réflexion.

Si vous évitez ces erreurs courantes et vous concentrez sur la structure, la responsabilité et la réflexion, vous augmentez considérablement vos chances d'avancer.